Péché, etc. Une autre approche

Je me lance: mon approche n’est pas celle exprimée par le théologien orthodoxe dans le billet précédent, ni exactement la catholique, même si j’arrive aux mêmes conclusions que cette dernière.

D’abord, c’est clair pour moi, Adam et Eve n’ont pas existé en tant que personnages « historiques »; et il n’y a pas eu de « premier péché ». Il n’y a pas eu de « chute ». Voir par exemple ce qu’en dit le bibliste André Wénin.

On dit que l’homme est pécheur, et c’est vrai; et c’est cela que veut exprimer le mythe du péché d’Adam: nous ne faisons pas toujours les bons choix! Nous ne suivons pas, en tout, la voie que Dieu nous propose.

Mais dire que l’homme est pécheur ne signifie pas forcément que « tout homme est pécheur » ! Pourquoi n’y aurait-il pas des exceptions? Pourquoi la pratique fidèle du judaïsme n’aurait-elle pas conduit à une montée spirituelle (cf texte de Wénin cité ci-dessus) où des personnages d’exception, vivant pleinement dans leur foi, ne pécheraient pas? Pourquoi écartons-nous cette idée?

Dès lors, Jésus est « simplement » venu en/chez une telle personne !
Je n’ai pas besoin, de ce point de vue, d’énoncer la chose comme une « immaculée conception », mettant Marie hors de l’humanité courante. Elle est, du point de vue que j’exprime, la plus belle fleur du judaïsme ancien !

Je ne crois pas, en somme, que notre nature soit « déchue ». Nous étions des animaux, que l’évolution et/ou la volonté de notre Dieu a conduits à monter dans l’intelligence et dans l’amour. Au départ, évidemment nous étions (et sommes toujours) violents, complètement égoïstes, etc. Marie marque une première étape.

Et Jésus, lui, nous propose d’aller beaucoup plus loin: de comprendre que l’amour le plus complet, seule voie pour une humanité pacifiée et unie, c’est la croix !

La croix ne nous « sauve » pas: elle nous montre le chemin.

J’ai déjà dit tout cela dans mon livre « Le fait Jésus« .

Quant au fait que le corps de Marie ait disparu, cela arrive aussi à des sages hindous semble-t-il. Mais évidemment, dans le cas de Marie, cela confirme le niveau exceptionnel de spiritualité qu’elle avait – ou avait atteint en accompagnant la vie de Jésus.

A propos Philippe Lestang

Auteur du livre "Le fait Jésus" (Actes Sud 2012) - http://www.plestang.com
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